CRITIQUE : DAREDEVIL SAISON 2

le

Ça m’a pris du temps, mais j’ai fini par y arriver. J’ai enfin terminé la deuxième saison de Daredevil. Elle est disponible sur Netflix depuis environ la mi-mars. Ce qui a rendu cette écoute non compulsive, n’est pas la qualité du produit, mais plutôt mon manque de temps. Disons le d’entrée de jeu, cette deuxième mouture de l’homme sans peur de Marvel est clairement meilleure que la première.

En fait, elle bénéficie grandement des éléments établis lors de la première saison pour nous placer dans le vif du sujet. Vous serez à même de le constater dans la séquence d’ouverture. C’est donc grâce à cette première saison un peu lente sur la détente que la deuxième qui commence sur des chapeaux de roue.

Une autre caractéristique, qui différencie la première saison de la deuxième, est la présence accrue de personnages propres à l’univers Marvel. Dans la première saison, on découvrait Wilson Fisk (KingPin), avec la deuxième on fait rapidement connaissance avec Franck Castle a.k.a. The Punisher et Elektra.

Avant de continuer avec Daredevil, arrêtons-nous un peu sur Franck Castle. Ce n’est pas la première fois qu’on tente de transposer à l’écran The Punisher, mais c’est à mon avis la plus réussie. De Dolph Lungren qui faisait de la moto dans les égouts en 89, en passant par cette merde dans laquelle John Travolta s’est commis comme méchant en 2004, jusqu’au surprenant et pas si mal «Punisher War Zone» en 2008, la version de Netflix en 2016 est celle qui me plait le plus. On prend le temps de développer un personnage complexe, torturé par son passé qui cherche une issue avant de plonger vers l’inévitable et de devenir «The Punisher».

Pour être bien honnête, les tribulations de Franck Castle volent un peu la vedette au démon de Hell’s Kitchen. J’en aurais pris plus. J’en aurais aussi pris plus d’Elektra, de Stick et de Wilson Fisk. En fait, et c’est étrange, le seul personnage dont je ne m’ennuyais pas est justement Daredevil. Même ses accolytes Karen Page et Foggy Nelson suscitent plus d’intérêt que Matt Murdock déguisé en Eddy Murphy dans « Delirious ».

Au niveau visuel, cette série propose quelques moments d’action forts biens réussis. Les combats de notre héro aveugle avec les ninjas silencieux sont enlevant quoi qu’un peu sombre. Ce n’est pas une série à regarder sur une tablette en plein jour, on n’y voit rien. Pour revenir sur les combats, la fin du troisième épisode est particulièrement savoureuse.

Si la force de cette saison de Daredevil se trouve dans ses personnages et ses antagonistes, c’est également là qu’on y retrouve, selon moi, sa plus grande faiblesse.  Je ne ferais pas mon snob, c’est vraiment le fun de voir interagir tout ce beau monde et d’assister à l’évolution de leurs relations etc. Cependant, je pense que là où on a gagné en élargissant l’univers de Daredevil, on a perdu en profondeur du personnage principale. Cela étant dit, cette deuxième saison de l’homme sans peur de Marvel se révèle être un excellent divertissement et saura grandement satisfaire l’amateur de super héros et d’action en vous.

Bon visionnement si ce n’est pas déjà fait!

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s