RIO AU ZARICOT!

le

Des fois dans la vie y’a des histoires que t’aime mieux pas savoir pourquoi elles se présentent de même… Un peu bancales et en désordre. Comme un tournant que tu oublies dans le chemin que tu te traces mentalement avant de partir qui fait que tu ne te retrouves pas là pantoute ou tu prévoyais aller, sans trop savoir où tu t’es trompé. Moi, c’est à Saint-Hyacinthe que je me suis ramassé, perdu là bas par les étranges méandres de la vie qui des fois fait des histoires.

Je savais quand même un peu comment et surtout à cause de qui je me retrouvais embarqué dans un périple qui me menait au Zaricot un samedi soir d’avril. C’est Roos qui est encore venu fucker le chien avec ses histoires que la vie complique toujours. C’était simple… Je lui avais dit clairement: « Roos, tu achètes deux billets pour les Goules vendredi le 22 à La Sala Rossa… Phil ne sera pas là! Non Y’é pas avec sa mère… Oui,  mais je crois plutôt que le nom du groupe l’effraie! » C’était simple ce qu’il devait faire! Mais le grand frère, qui préfère compliquer les affaires pas compliquées, a décidé de nous procurer deux billets vendredi pour Rouge Pompier et deux entrées pour Les Goules au Zaricot à Saint Hyacinthe.

– Calisse Roos! Saint Hyacinthe… Pourquoi pas Bouctouche tant qu’à faire?

– Ben là, Rio, tu vas aller voir deux shows au lieu d’un seul.

– Je vais…JE… pas NOUS!!! …  Si tu viens pas samedi comment je m’exile à Saint-perdu-de-je-sais-même-pas-c’est-où?

– Heuuu l’autre billet c’est pour Dubby qui va t’accompagner. Moi je peux pas aller voir deux shows en deux soirs.. Je peux vraiment pas. Déjà que j’ai failli pas me remettre de notre vendredi de la semaine dernière… J’ai encore un arrière-goût de mal de tête qui traîne dans le fond de mon verre.

– ….

Je vous disais que y’ a des histoires pas simples.  Mais comme j’ai bon cœur avec mes frères en particulier et un peu moins avec le reste de l’humanité, je laissais à Roos l’exclusivité du compte rendu du show de Rouge Pompier. Je m’occuperai de celui des Goules… Anyway quand on écrit sur le même sujet il raconte n’importe quoi trop rapidement faque après ça vous savez pas qui dit vrai. Là ça va être facile! Il raconte de travers notre soirée de vendredi au Club Soda avec sa chronique Pompette Pompier et, moi, je vous décris fidèlement ma virée à Saint Hyacinthe pour voir les Goules au Zaricot.

Premier arrêt après un trajet soporifique sur la 20 aux Brasseurs du Monde, l’honorable microbrasserie de la ville. Elle offre des produits intéressants dans son salon de dégustation et une gamme incroyable de bières exclusives dans sa boutique. Dubby voulait vraiment arrêter là pour quelques bières en fût. Rio, qui comme les Spektophiles ne recule devant rien, ne pouvait qu’applaudir cette initiative…  Quelques bières pour se remettre de celles de la veille et repartir la machine avant les Goules, c’est toujours une bonne idée.

Vous connaissez les Goules? Il faut! Je vous en ai déjà parlé d’ailleurs… Mais il faut surtout les voir live. Si leurs albums sont déjantés; si leur son punk est bruyant et unique; ils sont épiques quand ils prennent possession du plancher. Déguisés, disgracieux, énergiques, ce sont de véritables bêtes sur scènes!

Keith.png

Le Zaricot est un beau petit bar spectacle, un repère de fusée dans le petit cœur culturel de Saint Hyacinthe… À peine arrivé et quelques bières de micro bues – leur carte en bouteilles est plus que généreuse – que ça se remplissait assez vite. Ça sentait le fauve et le foin qui traîne depuis longtemps dans la grange, masqué par une vague odeur de patchouli. À vingt-deux heures les premiers accords de guitare illuminent l’espace. La foule s’agglutine davantage et déjà il fait chaud dans la place. Y a un poilu qui a ajouté deux trois bûches dans le poêle à bois. Une toune de leur dernière galette pour réchauffer la foule pourtant déjà prête à les recevoir. Ça brasse déjà un peu. Keith s’enflamme. La foule s’emballe. Des pièces de tous les albums. Un heureux mélange des époques. Dubby et Rio chantent en cœur et sont devenus des frères de combat sur le trash floor. L’un n’est pas gros, mais y’est tough. L’autre est pas toujours solide, mais son frère l’a entraîné à la dure. La bière coule et revole à flots. J’ai des dreads dans face quand je reçois les body surfers. Y a une perruque qui s’invite sur ma tête. C’est la joie puissance dix. Il fait encore plus chaud. Le poilu a ajouté une corde de bois dans le poêle à bois. On touchent même pus à terre quand on trashe tellement on se sent léger. Keith joue de nous comme Rabin de son instrument. Le Zaricot est sur le bord de l’implosion tellement y’a d’énergie dans la place. C’est la fission des atomes version Goules.

Un Show des Goules, c’est un cycle Heavy Duty  avec extra Spin. T’en sors lessivé mais criss que tu touches les étoiles.

 

P.S. Les Spektophiles n’ont pas peur des primeurs non plus. Les Goules seront aux Francos et un gros show est en préparation pour cette automne. À suivre.

 

 

 

 

Publicités

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Dubby dit :

    Des frères de combats….je pense qu’avec ta perruque, on avait plus l’air d’un frère pis d’une soeur…. Mais peu importe, parce que:
    J’aime mon père
    Pis ma mère
    J’aime mon frère
    Pis ma soeur
    J’aime le folk pis la nature
    J’aime aussi la noirceur…
    – Folk, Les Goules

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s