MA RUSH SUR LA ROUTE DE BERTHIER…

Suite à mon humiliante 5e place lors de la compétition annuelle de mini-putt des frères Spekto et après avoir léché mes plaies, j’avais besoin d’un bon vendredi de randonnée avec Sporty.  En effet, grâce à un horaire de travail des plus avantageux la semaine dernière, je pouvais profiter de ce bel après-midi ensoleillé et frisant les 20 degrés Celsius…  Il faut dire que des journées comme ça, il n’y en a pas eu beaucoup depuis le début du printemps. La saison 2016 de moto n’a, jusqu’à maintenant, pas été des plus satisfaisantes en raison des vents froids trop souvent présents et, bien sûr, à cause des ennuis mécaniques d’il y a  2 semaines (Ostie de batterie!)

C’est vers 13h que j’ai enfin décidé de faire vrombir le moteur de ma Harley de fille (voir chronique précédente). Le plan était simple, me rendre jusqu’à Berthierville par le Chemin du Roi et faire le trajet inverse pour revenir à la maison.  Le Chemin du Roi a été aménagé durant le Régime français sous l’Intendance de Gille Hocquart, entre 1730 et 1737.  Pendant un certain temps,  le Chemin a été  la route la plus longue d’Amérique du Nord. On pourrait aussi ajouter que c’est par cette route que Charles de Gaulle a fait sa balade triomphale avec Daniel Johnson avant d’aller scander son « vive le Québec libre » à l’Hôtel de ville de Montréal à l’été 1967.

Pourquoi choisir cette route?  Elle longe le fleuve, et j’adore longer un cours d’eau en moto!  C’est juste beau!  Cependant, dès la traversée du pont le Gardeur, une sensation désagréable m’a envahi: quelle chaussée lamentable !  La traversée de Repentigny est pénible, on se croirait entre  Bagdad et Fallujah au printemps 2003. C’est pitoyable comme bitume!  L’état de la route s’est amélioré à la hauteur du Doc Motel.  Il était temps, j’avais déjà une hernie discale en développement!

Par la suite, j’ai pu apprécier la balade car l’état de la route s’est amélioré et est demeuré stable.  Ce qui a fait ma journée cependant, c’est l’exercice d’observation des commerces auquel je me suis prêté pour le reste du trajet.  Les municipalités de Lanoraie et de Lavaltrie ont remporté la palme en ce qui a trait aux noms curieux ou aux emplacements douteux. Pourquoi, pour votre prochain week-end de plein-air, ne pas choisir le  camping « Chez Denise »? Ça fait très « cantine- mobile » comme nom de camping, vous ne trouvez pas?  Pas certain que j’y planterais ma tente, mais je commanderais tout-de-go 2 roteux moutarde-chou par exemple. Ce n’est pas si mauvais comme nom, j’en conviens. Surtout, ce n’est jamais aussi douteux que de nommer une garderie « Les amis de Nounoune ». Les résidents de Rivière des Prairies/ Pointe aux Trembles savent de quoi je parle.

La palme revient cependant à un autre établissement, un bar de danseuses nues situé quelque part entre St-Sulpice et Lavaltrie.  Tout d’abord, l’enseigne extérieure m’a appris que le bar ouvrait à midi! Midi!  Il est écrit ensuite que le WIFI est disponible sur place (pour faire quoi? besoin de distraire les clients du mauvais spectacle ?)  Il était 13h40 quand je suis passé et il y avait déjà de nombreuses voitures stationnées devant la porte. Qui peut-bien aller aux danseuses le vendredi après-midi  quand il fait beau soleil? Faudrait que des sociologues se penchent là-dessus.  Surtout, qui sont les filles qui dansent à cet endroit?  N’étant pas un expert dans le domaine malgré mon célibat des 9 derniers mois, plusieurs autres questions me sont venues en tête, sans méchanceté ni préjugé.  Quand tu danses sur le bord du Chemin du Roi, est-ce comme jouer pour les Ice Caps de St-Johns dans la Ligue Américaine?  Y-a-t-il des recrues prometteuses qui peuvent espérer être rappelées au Centre-Ville de Montréal?  Y-a-t-il des filles qui vont passer le reste de leur carrière dans ce bar, par manque de talent?  À qui donne-t-on les shifts de jour ?

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Vous vous le demandez, je sais.  MA Rush s’est-il arrêté pour prendre un verre dans cet établissement?  La réponse est non.  Pourquoi?  Simple.  MA RUSH n’est pas encore désespéré et, surtout, il se souvient d’un épisode de 2004  de la série Les Bougons, celui dans lequel le personnage joué par Marcel Leboeuf va justement dîner dans ce genre d’établissement de type « Ligue Américaine ». Les images troublantes présentées dans l’épisode étaient assez traumatisantes pour m’empêcher de même songer à y entrer…

Finalement, le trajet s’est conclu dans un restaurant de beignes et café d’une chaîne fondée par un ancien joueur des Leafs de Toronto. Là, un inquiétant biker à la barbe de ZZ Top et sans mémoire à court terme voulait absolument m’inviter à un marché aux puces  Harley .

– L’entrée de 3 piasses, c’t aux profits du club des ti-déheuners, qu’il m’a lancé suite à un exposé sur le grand cœur des  bikers, bla bla bla…  Il me l’a juste refait 3 fois, ayant oublié mes deux premières réponses négatives pour manque d’intérêt envers le stock de moto usagé. Je me serais cru dans le Jour de la Marmotte pendant au moins 15 minutes. J’ai dû trouver un prétexte bidon pour me sauver du Tim et ainsi regagner mon palace de l’Est de Montréal…

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