C’EST BEAU LE POUZZA FEST

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C’est beau un pouzza fest, mais ça fait mal! Ça fait mal mal partout un Pouzza fest… Au cheveux, à l’estomac, aux yeux, à tête, dans tête, sur la tête pis un peu partout sur le corps. C’est que y’a une espèce de folie qui t’habite l’espace de trois jours. T’as la main dans le plat de bonbons pis tu te gaves, quitte à trop manger, quitte à se goinfrer cochon, à se dilater le foie gras. Quitte à finir la bouche pleine de caries…

C’est vraiment beau un Pouzza Fest. C’est beau en criss! J’aurais pu trouver plein de superlatifs plus originaux les uns que les autres, qui s’empileraient à essayer de former un ensemble ressemblant vaguement à quelque chose, mais juste beau ça fitait parfait! C’est un beau moment entre chums le Pouzza, même quand ton frère prends un drôle de virage judéo chrétien, pis que ton autre chum provoque des tenanciers pugnaces. C’est beau la fraternité du mush pit et la fraternité du je paye le pichet pis l’autre paye l’autre en se crissant que ça tombe even ou non! C’est tellement beau spliter un pichet de bière que tu croyais pas que ça se vendait en pichet – amateurs de bière, sachez que oui, ça se commande un pichet de Porter Baltique des Trois Mousquetaires et de Mackroken Scotch Ale! C’est beau de sentir ses chums avec soi quand t’as les yeux pis les oreilles grand ouverts tellement le groupe en avant te garoche sa meilleur toune drette din dents. Tellement grand ouverts que t’as l’impression de vivre plus fort. De vivre tellement plus fort que même au plus rough du mush pit t’as même pas mal, tu manques jamais de voix ni d’énergie, d’audace ou de chum pour te ramasser quand malgré ton enthousiasme tu te retrouves à terre…

Y’étaient beaux les shows au Pouzza. Vraiment beaux… On en a vu plein de beaux shows lors de ces trois jours plus déjantés les uns que les autres. Y’en a plein des bands qui nous ont envoyé leurs sons drette din dents avec une générosité sans faille, sans jamais céder un pouce à la facilité crasse et aux acquis un peu putes. Des gars qui grimpent sur scène pis qui se donnent entièrement durant leurs set, qu’il dure trente minutes, une heure ou qu’ils closent un soir. Tous les groupes sans exception que nous avons eu le plaisir de voir dans les salles du Pouzza, sur la grande scène des Foufounes ou la petite scène chaleureuse du théâtre Sainte-Catherine, se sont offert sans filet et sans compter à des foules conquises d’avance, curieuses ou juste là à prendre une bière. Des gars qui malgré tout ce que ça implique de jouer de la musique un peu en marge, malgré les efforts parfois éreintants, les tournées dans van, les années données à une cause qui les dépasse et les avale tout entier, partagent solidairement avec vous les trois jours du festival…

On en a eu des coups de cœur au Pouzza! On en a eu le cœur qui aurait pu déborder tellement y’était plein de coups. Je pourrais probablement pas tous les nommer, mais je pense que les membres de l’équipe des Spektophiles méritent d’avoir chacun leurs mots à dire.

 

  • SPITTY: Mon coup de cœur va à Brutal Youth. « Brutal Youth are like a loaded gun just, point us at whatever needs to die. » qu’ils écrivent sur leur bandcamp et je trouvais pas de meilleure façon de les décrire. Je ne connaissais pas trop le groupe avant le show, mais les gars m’avaient dit que j’allais aimer ça… Ben y’avaient raison!  Un show qui débute avec une demande en mariage du chanteur et se termine avec la face ensanglantée du même chanteur, ben moi je capote!! Même si je suis pas certain de bien comprendre le pourquoi de la demande en mariage… T’sais le gars est chanteur; il voyage, y’est libre, il pogne… Pis il veut se marier!

 

  • DUBBY: Barrasso qui clôturait notre soirée endiablée du vendredi! C’est le groupe que je voulais voir et j’ai pas été déçu…Je n’avais jamais eu le bonheur de les voir et les frères Spekto, fatigants comme ils le sont, me le rappelaient souvent. Ben kin, je les ai vus et dans la salle surchauffés du théâtre Sainte-Catherine en plus. J’ai pratiquement grandi de trois ou quatre pouce tellement ils m’ont offert un show solide. Un coup de cœur assuré que les autres gars n’ont pas eu le courage de partager avec vous… Le show que Barrasso m’a donné était plus que solide. Drettes comme des barres, les gars qui ne reculent devant rien, comme moi, sont des vrais!

 

  • POUSTY: Vulgar Deli au Piranha bar! C’est gras, c’est tough, ça déménage pis c’est un délire. Moi, voir le chanteur qui me ressemble un peu, être sur le plancher au lieu de sur la scène, de le voir cracher de la bière partout et crier des insultes ente les tounes je trouve que ça fait vrai.. Pas élitiste pantoute… Les gars c’est pas des fakes – Quoique le guitariste déguisé en hair métaleux des année 90 avec ses collants rouges je suis pas certain d’être à l’aise avec ça!

 

  • Le STUD: La Querelle m’est rentré drette din dent… Une vraiment belle surprise que j’ai eu en arrivant au théâtre Sainte-Catherine. Les cinq gars en avant violentaient leurs instruments pour produire un mur de sons curieusement aérien. Y’avait une forme d’énergie transmise directe dans le cerveau… Ça t’enflamme tout entier, ça te captive et t’hypnotise en te tissant une toile musicale à la fois légère et charnelle. Des gars allumés et heureux d’être là. Des mélodies riches, dévorantes et électriques… Trois guitares qui poussent  simultanément leurs sons pour créer une courtepointe au allure post-rock, qu’est-ce que tu veux de plus. C’est un grosse dose de plaisir din oreilles!

 

  • ROOS: Sans conteste WD-40 sur la scène extérieur! Les gars, qui en ont mangé plus souvent qu’à leur tour du gazon trop sec, ont tout donné devant une foule à conquérir. Les gars, c’est des guerriers qui se donnent corps et âmes, sans compromis… Pis de les voir jouer de même sans aucune rancune contre la vie qui des fois est une salope, ben j’avoue que ça m’a un peu remué… Ça a même fait resurgir certain souvenirs que je croyais enfouis… TOUT POUR LE ROCK STIE!

 

  1. RIO: Les Saintes Catherine ont été sans contredit mon gros coup de cœur du Pouzza. Je sais j’y vais avec la facilité (le show était sold-out) mais pourquoi se priver quand quelque chose te rend aussi heureux…  Mais soyons clair j’avais des attentes élevées, les Saintes Cath les ont dépassées avec brio. Un son parfait, des gars solides et pas rouillés pantoute, un Hugo volubile et clairement heureux de partager cette soirée avec la foule qui vivait visiblement le même bonheur que les gars sur la scène… Je vous parlais plus tôt d’une forme de communion – non, pas religieuse Roos! Ben y’a un peu de ça qui s’est produit aux Foufounes Électriques samedi soir. Un band visiblement heureux, une foule conquise, une générosité mutuelle. Une crisse de grosse dose de bonheur que je traîne encore précieusement en moi.

 

Un esti de gros merci à tous les bands que nous avons vus jouer.. Mais merci également à ceux que nous n’avons malheureusement pas eu le privilège de voir! Nous avions parfois des choix cruels à faire et d’autres fois, c’est le corps qui refusait un peu de collaborer.

Longue vie au Pouzza Fest!

 

 

POUZZA 2016

DANCING FOR DECADENCE – BARRASSO – TOUT POUR LE ROCK –  FUCK LE POUZZAFESTLARMES AUX YEUX – HUGO AND THE MUDIE

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