VESTIGE CITY

Je m’ennuie de Linda, c’est peut-être pour ça que je plonge aveuglément dans tous ces tunnels féminins. Je cherche dans le tourment des fluides celle qui détient des pistes de solution à ma grande quête. Mes frères ont décidé au péril de leurs vies de lorgner du côté du passé pour m’aider, je crois plutôt que la clé se retrouve à mi-chemin entre le présent et le futur. Cette dimension trop collée à notre nez pour que nous l’apercevions mais trop éloignée pour être apprivoisée rapidement.

Suis-je moi-même une Linda? Peut-être. Depuis notre mise au point, je me sers des femmes comme des objets purement charnels. Je me libère de mes pulsations au travers leur consentement sans chercher à savoir si elles espèrent plus. J’étais le dildo de luxe de ma psy; ces Américaines débridées sont mes fleshlights. Chose certaine, je ne vaux pas mieux qu’elle. Je suis un profiteur. Je suis centré sur moi. Je suis mon pénis.

Je ne cherche jamais à blesser qui que ce soit, je tente seulement de soutirer le maximum de chaque situation pour bonifier ma jouissance personnelle. Est-ce mal? Je ne crois pas. Mais ce n’est pas vraiment bien pour autant. J’ai trop vu mon père faire mal involontairement, je ne peux jouer à l’autruche. Je suis un peu ce père, version soft et polie, joyeusement pourri de l’intérieur en certaines circonstances.

La mère de Phil a beaucoup apporté au paternel, j’espérais que Linda en fasse tout autant avec moi. Je sais plein de choses sur le bonhomme que je ne peux raconter à mes frères, ça me déchire le cœur mais vaut mieux que je me ferme la gueule à propos de certaines affaires. J’ai vu des trucs dans ma jeunesse, j’ai mangé quelques taloches pour avoir été trop curieux ou juste témoin, j’ai jasé avec la mère à Phil qui m’a officieusement confirmé plusieurs détails concernant le géniteur. Méchant moineau que je te dis. Pas sûr que j’ai seulement deux frères…

Ce soir sur le boardwalk, j’ai même pas le goût de te parler de mon père, de mes dernières brosses, de MA Rush qui cruisait tout ce qui bougeait au Hard Rock Café ou de mon trip à trois avec deux belles inconnues dans une chambre du Caesars. Fuck it, man! J’ai juste besoin de te jaser un brin de ceux que j’aime le plus. Mon frère Rio qui peut bien tripper sur les beaux gars et sur les belles filles si ça l’allume, mon bro Phil qui a autant de goût que d’ambition, c’est-à-dire zéro, pis Linda qui me fait bander le cœur pis le cerveau. Drette là, en me claquant l’incroyable album Shelter du band français Alcest, en calant mon 6 pack de Dirty Bastard, en pensant à mes frères peut-être encore pognés au Vietnam à cause de leurs coeurs plus gros que l’égo de Trump et à Linda qui suce son mari, je t’assure que les plus grosses vagues sont crissement pas dans l’océan…

Plus sur les Spekto?

Rio Spekto

Phil Spekto

Roos Spekto

Pis sur Alcest?

 

 

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