LE ROI ET LES VALETS

Une collaboration spéciale de Lyne Syder

Décidément, l’actualité sportive me brusque cet été, m’obligeant ainsi à écrire sur la plateforme spektophiles.com pour une deuxième fois avant le début officiel de notre entente. À la surprise générale, l’ancien cerbère vedette des Canadiens et de l’Avalanche a remis aujourd’hui sa démission en tant qu’entraîneur-chef et vice-président aux opérations hockey de l’équipe du Colorado. Après une première année digne d’un conte de fée, les deux dernières campagnes ont été plus difficiles pour celui qui a connu les grands honneurs un peu partout où il est passé. Cependant, rares sont ceux qui croyaient le type capable de prendre une telle décision à quelques semaines du camp d’entraînement. Retour sur les raisons potentielles du départ de l’homme au tempérament de feu.

Pour avoir côtoyé plusieurs joueurs des éditions victorieuses de l’Avalanche du Colorado dans mes bonnes années, sources plutôt fiables à cette époque tant dans le vestiaire que dans les chambres d’hôtel, le type avait déjà sale caractère. Non seulement la défaite lui puait au nez (et Dieu sait qu’il en a un bon), mais en plus la manière de remporter un match comptait à ses yeux. Il fallait détruire l’adversaire, lui laisser un souvenir atroce afin de plus facilement lui repasser sur le corps la fois d’après. Tout cela en ayant le sens du spectacle, comme si tout était facile et contrôlé.

Une de mes bonnes amies m’a un jour avoué qu’il affichait parfois le même plan de match dans l’intimité, tellement absorbé par sa passion et son désir de laisser sa marque. Les différentes portes, caméras et télévisions démolies auraient donc été un peu mal interprétées par une presse un peu sensationnaliste…

Une personne de son entourage immédiat m’avait confié dernièrement que l’athlète déchu songeait à rencontrer l’état-major de l’Avalanche, question d’apporter davantage sa touche personnelle à l’équipe actuelle. Il était persuadé que, avec quelques coups de poing sur la table accompagnés d’incitatifs verbaux musclés, il réussirait à convaincre l’exécutif du bien-fondé de sa vision de gagnant. Joe l’applaudirait et le reste de l’organisation suivrait.

Pourquoi le divorce est-il devenu inévitable? Joe l’a-t-il poignardé dans le dos? Les proprios ont-ils décidé d’investir moins dans l’équipe? Une porte a-t-elle voulu porter plainte contre lui? Qui sait? Dans ce monde jaloux, étrange et nombriliste…

Chose certaine, selon son barbier, il aurait eu du mal à accepter qu’un joyeux drille comme Jim Popp puisse cumuler les deux plus importantes fonctions au sein d’une formation sportive alors que lui, un semi-dieu, peine à se faire entendre quant à une signature ou à un échange. Les feuilles de route ne se comparent pas, le panache des deux personnages non plus d’ailleurs!

Un dossier qui n’a pas fini de faire couler de l’encre. À suivre évidemment…

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