(PAS) CACHÉ ICITTE

Mouais, pas toujours facile résumer une soirée si intense, si remplie de rebondissements. Mais un récit est un récit, le lecteur en fait ce qu’il veut bien. Alors je te garroche ça, toi qui lis ces lignes, en espérant que ça te plaise. Comme ma soirée de samedi m’a plu…

Je pourrais te raconter le chapitre au Benelux, mais Rio et Philozique l’ont déjà fait; tu me permets de passer outre? Pareillement pour la première partie du show, Gazoline, qui semblait justement en manquer un peu. Pas vu grand-chose, remarque bien, mais juste assez. Pas mauvais, mais si propre et doux en ouverture des Goules, me semble…

Premier aveu, mon frère Rio est pas arrivé à jeun au Club Soda. Mettons que le gars volait entre le Benelux et la salle de spectacle. En plus, il chantait à tue-tête des bouts de diverses chansons des Goules en planant. Surtout les pièces avec le mot POLICE. Particulièrement quand on en croisait une. Presque concept dans sa tête.

À notre arrivée, le bro avait de la misère à faire apparaître nos billets sur son esti de cellulaire. Heureusement, le doorman, patient et souriant, est venu à sa rescousse et a tout arrangé rapidement. Et quelques instants plus tard, la sympathique barmaid nous avait déjà servi une IPA; nous étions prêts à vivre l’aventure des Goules.

Le show a débuté en force. C’était tellement puissant que Spitty s’est évaporé. On l’a plus jamais revu! Pareil pour l’ami du Stud. Peut-être en ont-ils profité pour aller prendre quelques consommations au Café Cléopâtre en catimini? Qui sait?

Dubby, déguisé en gars d’Orange Mécanique version Village des Valeurs, était sur le party mais se tenait le sciatique assez serré. Une petite bromance avec un sniffeux de poudre à bretelles semblait bien lui plaire. Après ça on va dire que c’est juste mon frère Rio qui a un penchant pour la saucisse…

Parlant de Rio, il filait le parfait bonheur. Dans son monde le Rio! Il chantait même si ses mots n’étaient pas les bons, il dansait à contre-rythme et entre les chansons, il prenait des photos à moitié couché sur le stage tel un rock star du kodak. Puis quand il a vu une spectatrice se dénuder pendant la pièce Fétiche, il est comme venu fou. Était-ce la fille? Était-ce une fille? Était-ce le bodysurf effectué en finale par la fille/pas fille dénudée? Quoi qu’il en soit, une étincelle avait mis le feu dans son cerveau. Et quelques tounes plus tard, il s’envolait à son tour dans la foule, aidé par Le Stud et moi. Dieu merci, il ne s’est pas dénudé!

À la fin du spectacle, il fallait passer par le vestiaire. Une fois de plus, le gentil doorman est allé donner un coup de main à mon frère qui avait du mal à retrouver son coupon échappé par terre. Je soupçonne néanmoins mon bro d’avoir fait par exprès cette fois-là. Le type étant un peu dans ses cordes. Dehors, j’ai croisé Spitty et l’ami du Stud qui s’en allaient. Dubby Mécanique a dit qu’il était assez tard et qu’il s’ennuyait de sa blonde; pas question d’aller prendre une dernière bière à quelque part. Pousty a approuvé et ils sont partis ensemble. On a cherché en vain Le Stud. Philozique l’aurait aperçu quitter rapidement avec la fille/pas fille. J’en saurai plus prochainement, promis. Mais tout ça pour dire qu’en quelques secondes, Rio et moi étions seuls devant la porte du Club Soda. En réfléchissant à notre prochaine destination, soif oblige, mon frère a commencé à chanter comme plus de bonne heure dans la soirée. Un seul mot cette fois-ci. POLICE! J’ai juste eu à regarder en face pour apercevoir un beau troupeau armé de l’autre bord de la rue. POLICE! Merde, le barbu roux a décidé de fixer mon frère. Subtilement, j’essayais de faire comprendre à Rio de fermer sa maudite gueule. Malheureusement, ça l’allumait plus qu’autre chose. POLICE! Bordel de merde, le troupeau a décidé de foncer sur nous. T’étais où Le Stud quand on avait besoin de toi? Laisse faire, on le sait…

Barbe Rousse a demandé à mon frère de s’identifier. Une fois, deux fois, trois fois. Le troupeau m’a éloigné de l’action, j’entendais pas la réponse de Rio. C’était pas la bonne chose faut croire. Deux bras dans le dos, les mains menottées, mon frère était à moitié couché sur le hood du char de police. Pareil comme lorsqu’il prenait ses maudites photos étendu sur le stage. Un chevreuil ligoté sacrament. Au moins, les flics l’ont pas trop brassé en le relevant pis en le projetant sur la banquette arrière de leur véhicule.

Vingt minutes à attendre comme un cave en écoutant des policiers qui intellectualisaient leur intervention. Je me sentais comme dans une mauvaise nouvelle de Kafka. Ça puait!

Ça faisait presque trente minutes quand j’ai vu l’auto-patrouille reculer de quelques pieds avant de freiner pour mieux repartir de l’avant. J’ai à peine eu le temps d’apercevoir le visage de Rio au travers le filtre de buée de sa fenêtre. Il souriait. Mieux encore, il chantait…

Bruit prohibé?

screenshot-2

https://www.spvm.qc.ca/fr/Fiches/Details/Reglement-sur-le-bruit

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