PRESSION

Une grisaille touffue recouvre Montréal en ce lundi matin. On jurerait une armée de S.O.S. tamponnées les unes dans les autres comme dans une soirée réussie à L’Orage. Crissement pas le goût d’aller travailler; l’impression que tous ceux qui entourent la Spektomobile ce matin sur le pont Pie-IX ressentent exactement la même affaire en ce moment…

As-tu l’impression d’être en juin, ô toi, ami-lecteur? Avec ce froid, pas moi en tout cas. Quand mes mamelons sont plus durs que ma bite, ça va mal à shop comme dirait Arseniq33. D’habitude, à ce temps-ci de l’année, je sens un regain s’emparer de mon moi tout entier. La bonne humeur m’habite, l’excitation de sortir dehors se présente, le désir de croiser les jolies dames aux robes estivales me fait oublier le poids de mes futiles obligations quotidiennes. À date? Pas tant!

J’avoue, j’éprouve toujours un petit down d’après-Pouzza. Trois jours de bonheur, ça nous projette loin dans la stratosphère du bien-être personnel. Mais là, c’est pas juste le Pouzza-blues. Un paquet de petites et de grandes choses s’empilent comme les nuages gris de ce matin. Les pas-de-vie qui enlèvent celles des autres au nom ou pas d’une religion, un bouffon qui accumule les bourdes en tant que président du plus puissant pays du monde, Chris Cornell qui n’est plus, des politiciens locaux qui patinent mieux que les joueurs du CH, MA Rush qui n’arrive pas à concrétiser avec la gent féminine malgré son incroyable look de bad boy, etc. La température est un reflet de cette tristesse existentielle.

Je vois de moins en moins mes frères, partis visiter d’étranges contrées, et j’ai coupé les ponts avec ma psy. Trop compliquée cette relation, je plongeais davantage dans le néant au lieu de me relever vers la lumière. Je préfère désormais discuter philosophie et psychologie avec Kustard, Karisma, Gia, MA Rush et Nugget, des gens de qualité malgré les apparences. Mais des personnes qui vivent eux aussi leur lot d’épreuves. Ce qui crée parfois un gris collectif. Un gris abrasif. Un gris S.O.S. qui attend les rayons pour refléter la lumière apaisante.

T’inquiète pas, lecteur fragile, je ne te laisserai point tomber. Et je ne sombrerai pas. Malgré les vents et les vagues, je marcherai tant bien que mal dans la bonne direction. Celle qui fait fi de la pression, des jugements et des obstacles. Roos Spekto se sacre peut-être pas mal de tout, mais pas de ceux qu’il apprécie. Tu en fais partie et le bonheur passe aussi par toi. Relevons nos manches et affrontons ensemble cette grisaille stagnante. À nos verres, moussaillons, et bataillons ferme jusqu’à l’arrivée de la saison promise!

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