POMPIERS PYROMANES

Une soirée parfaite, ça existe? Si oui, ça doit ressembler à samedi. Même si mes cartes étaient loadées, que la tank de gaz était à empty, que j’ai manqué l’avant-party au Cheval Blanc pis le souper au St-Bock. Tu vois, lecteur parfois trop nombriliste, il y a toujours moyen de moyenner avec ce qu’on a au lieu de s’apitoyer sur son difficile sort un soir donné.

Philozique était d’excellente humeur en compagnie de sa petite famille, il m’a même payé un trio steamé au Pool Room, à quelques pas du Club Soda, là où l’action principale du récit s’est déroulée. Philozique, il est comme ça. Tranquille avec sa douce et ses kids, un peu débile sans eux. Un bipolaire sympathique, à peine plus équilibré et fonctionnel que mon frère Rio à titre de comparatif. D’ailleurs, mon frère était déjà dans un état très avancé lorsqu’il a franchi les portes du Club Soda. Dire qu’il a raté les prestations de Frank Custeau et de Fuck Toute, une véritable tragédie. Je connaissais à peu près rien de Custeau, mais laisse-moi te dire que le bonhomme m’a agréablement surpris tout au long de sa prestation. Le gars sait gratter la six cordes et se sert habilement de son esprit vif et allumé. Un showman qui fait rire et taper du pied, ça part crissement bien un party. Dommage que le type ne lira probablement jamais cet article, à moins que mon chum Guy le taggue comme lui seul peut le faire! Pis Fuck Toute? Fidèle à sa réputation, le band a tout déchiré sur son passage. Ça sonnait comme un tas de briques sur une chaise électrique et le chanteur était carrément possédé. Du grindcore qui égratignait à souhait, tellement que le micro cherchait parfois un second souffle, contrairement à son propriétaire, en pleine mission! Rio, tu voulais tant voir ce set mais ta sixième consommation, la RIP en bourbon, t’a retenu trop longtemps au St-Bock. Nono Rio!

Quand Lubik a pris la relève, une immense dose d’énergie a envahi la place. Je ne sais pas ce que le chanteur met dans ses céréales le matin, mais ça fesse fort en sale! Je t’avoue qu’à la base, c’est pas un rock que j’écoute souvent dans ma Spektomobile, mais en live, c’est quelque chose comme dirait Mario Lemieux. Ça dansait, voire sautait, sur le plancher; l’hyperactivité générale était contagieuse. Du rock parfois rappé, parfois pompeux, parfois groovy; t’aurais dû voir mon frère arrivé de nulle part s’énerver au milieu des jeunes deux fois moins âgés que lui. Belle surprise que cette prestation…

lu

J’attendais Oktoplut avec impatience depuis la sortie de leur Démon Normal. J’avais raté leur prestation à St-Jean la semaine précédente et ça me fendait encore le cul. Comme pour la galette, le duo a réussi à dépasser mes attentes. À part Points Punk, les gars se sont concentrés sur les nouvelles pièces au grand plaisir de mes oreilles. J’ai adoré Pansements ainsi que La Sorcière de Roche et ça me fera toujours plaisir de réentendre des morceaux plus anciens, mais ce soir était l’occasion de nous présenter le brand new stock. Du gros stock. Des oh et des wow aux quatre coins de l’établissement pour te dire la vérité. Pis finir avec la trilogie Océan, c’était la cerise sur le sundae. MA Rush était bouche bée, chose rare, très rare. Et moi, j’avais les larmes aux yeux.

okv

Honnêtement, le programme se serait terminé là que personne n’aurait pu se plaindre. Les produits des Deux Frères étaient vendus depuis belle lurette, on devait alors plonger dans la IPA de Boréale pour apaiser sa soif. Rio, lui, prenait ce qu’il y avait dans les verres tout autour de lui. Pousty a d’ailleurs vu son liquide descendre de quelques centimètres avant de réagir. Cré Rio, son gosier criait au secours! C’est drette là que Rouge Pompier est monté sur la scène centrale et nous a surpris en commençant le set avec Perds pas ton temps. C’est le cas de le dire, Jessy et Alex n’ont pas perdu de temps pour embarquer la foule, le reste n’aura été qu’un gros feu de joie allumé par les pompiers eux-mêmes. Une prestation sans bavure remplie de petits moments magiques: les fans qui chantent à peu près toutes les paroles, la présence de Frank Custeau et Kim Paris dans une formule élargie de rock à deux, un wall of death bipolaire comme mon entourage, un body surf circulaire d’une trippeuse, un cover collectif de Compter les corps qui m’a donné des frissons jusqu’au lendemain et un majestueux circle pit pendant Autobus pour conclure ce mémorable party.

rouv

Je suis parti de mon bord sans revoir la famille Philozique, Spitty, MA Rush, Gama, Pousty et sa douce; même mon frère avait quitté précipitamment en espérant rejoindre une Cindy pour commettre d’immondes péchés. Cependant, je ne me sentais point seul. J’étais habité d’une énergie, gracieuseté de la foule présente au Club Soda. Cette soirée m’habitera longtemps en j’en remercie tous les acteurs. À bientôt pour une prochaine fois…

Photos/clips: Rio Spekto, Philozique, Eagle D

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